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mardi 4 février 2014

Krabi

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Krabi, station balnéaire beaucoup plus petite que sa rivale d’en face Phuket également située dans la partie sud-ouest de la Thaïlande. Krabi regroupe essentiellement Krabi Town et Ao Nang en bord de mer où se concentre l’activité touristique majeure qui s’étend sur les deux plages principales, le point de départ des excursions dans la baie et des traversées vers les îles. Les plages de Krabi sont loin d’être exceptionnelles pour la baignade, ni pour roupiller sur le sable chaud. Mise à part le panorama qui nous rappelle les rochers de la Baie d’Ha Long au Vietnam, ceux ne sont pas des plages de sable fin mais plutôt un sol dur de vase séchée où niche des colonies de minuscules crabes. Il n’y a d’ailleurs pas non plus de profondeur pour se baigner. A marée basse, les deux petits îlots face à la plage de Nopparat Thara sont accessibles à pied.

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Railey Beach, réputée pour ses très belles plages, est cachée entre des falaises couvertes de végétation lui donnant ce côté exclusif puisqu’elle est accessible uniquement par la mer en barques thaïlandaises, les mythiques long tail boats (200 bath aller-retour/personne). A cause de sa popularité, Railey est envahit de touristes, pour la plupart russes, la restauration est coûteuse et le personnel n’est pas franchement sympathique, très certainement à cause de cette overdose touristique. La partie ouest de Railey reste plus jolie que la partie est à l’arrière qui mène à une plage de mangrove bordée de chantiers d’hôtellerie en construction. Mais impossible de rester indifférent devant la couleur des falaises et des cavernes de la plage d’Ao Pranang à l’extrémité sud où il est possible de faire de l’escalade.

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La grande majorité des centres d’informations proposent des excursions à la journée pour découvrir quatre îles en quelques heures. Hors de question de choisir une formule express et de suivre la masse de touristes. Nous avons donc opté pour une sortie de 9h à 14h (800 bath/personne) en long tail boat avec une école de plongée pour faire du snorkeling (de la plongée avec masque et tuba) sur les îles de Koh Ya Wa Sam légèrement à l’écart de ses voisines trop visitées. Nous avons pu voir une famille de poissons clowns défendre leur anémone à quelques mètres de profondeur et croiser des dizaines de méduses heureusement inoffensives, mais rien que d’en apercevoir, personnellement cela m’a contraint à sortir de l’eau illico. Dans cette région, le plancton peut déranger car il picote et gratte la peau. C’était le cas à la période où nous y étions. Est-ce une question de saison...? Cette 3ème exploration dans les eaux de l’Asie du sud-est fut la moins satisfaisante. A priori, le meilleur spot de plongée en Thaïlande se trouve au sud de Koh Phi Phi à Koh Bi Da Nok où la vie sous-marine est incroyablement riche.

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Notre hôtel tout neuf récemment ouvert, ICheck Inn, se situait dans une petite rue calme à quelques centaines de mètres de la plage de Nopparat Thara et de la rue commerçante très fréquentée d’Ao Nang Beach. Au pied de l’hôtel, les restaurants thaï ouverts du matin jusqu’au soir ne manquent pas, idéal pour manger les spécialités locales à prix bas (papaya salad, tom yam soup, pad thaï, chicken green curry, etc). Partout des salons de massages proposent pour 250 bath en moyenne des massages d’une heure des pieds à la tête. Il est curieux de voir les masseuses marcher sur le dos des clients. Généralement la séance n’est pas relaxante. A quelques minutes de tuk-tuk, un ring de boxe thaï ouvre ses portes au public pour les matchs en soirée du vendredi et du lundi. Le marché de nuit est absolument ridicule et inutile où les mêmes pacotilles sont vendus dans les échoppes le long de la plage d’Ao Nang. Pas étonnant qu’il se trouve à l’écart du centre-ville.

Contrairement à la province de Phuket qui est plus vaste et diversifiée, les symboles culturels (les temples, les statues de Bouddha, etc.) sont quasi nuls à Krabi. Nous avons également remarqué que les professionnels du tourisme sont moins bons en anglais à Krabi.

mardi 19 novembre 2013

Tioman

Tioman
La plus grande île de la côte Est de la péninsule Malaisienne située à 56 kms (2h de route depuis Johor Bahru + 1h de ferry depuis l’embarcadère de Mersing). Nous sommes frappés dès notre arrivée par des plages bordées de cocotiers et une eau turquoise au premier plan, une forêt tropicale et quelques montagnes au second. L’île de Tioman est habituellement prise d’assaut pendant la saison sèche notamment durant les weekends et surtout pendant les ponts et les vacances des Singapouriens. Pendant la mousson, l’île n’est plus accessible, pas de liaison entre l’île et le continent (du moins pour les touristes) et les hôtels ferment de novembre à mars. Cette île « duty free » est idéale pour une escapade de quelques jours de par sa proximité avec Singapour. De plus, l’’île de Tioman est réputée pour ses fonds marins et sa jungle tropicale qui domine l’île à l’exception de quelques plages que ce sont appropriés les hôtels. Il n’y a pas de liaisons terrestres sur l’île uniquement des bateaux-taxis pour se déplacer de plages en plages.

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Nous sommes partis pendant le weekend du pont de Deepavali (fête indienne), les 2, 3 et 4 novembre. Nous faisions partie de la dernière vague de clients avant la fin de la saison touristique. Nous sommes passés par l’agence de voyage Five Stars pour l’organisation de notre weekend (transport, hôtel, pension complète et excursion). Le trajet s’est avéré plus long que ce qui avait été annoncé. Nous sommes partis à 6h30 du matin de Singapour. Entre le passage des deux postes de frontière, le trajet en car, la pause réglementaire de 45 mins sur une aire de repos, au total le voyage aura duré près de 4h. Arrivés à l’embarcadère de Mersing, nous avons dû récupérer un petit carton coloré en guise de carte d’embarquement au milieu d’une cohue, avant de s’acquitter de l’écotaxe de 25RM (soit 6€) par personne destinée à la préservation du parc marin, puis finalement attendre le bon ferry. Il y a plusieurs ferrys qui desservent les 4 coins de l’île mais pas question de monter dans n’importe lequel (attention, en plus ils font du surbooking). Au final notre ferry a tardé à arriver et nous l’avons attendu 2h. Une fois à bord, le bateau n’avançait pas par manque de profondeur et de l’état vaseux de l’estuaire. La vingtaine de passagers assis à l’arrière ont dû se lever quelques minutes et se placer à l’avant pour alléger la poupe du bateau. Au loin, les nuages noircissent le ciel et stagnent sur les montagnes de Tioman. Une heure plus tard, le bateau approche des côtes et des eaux turquoises pour desservir la toute première plage du sud de l’île, Genting. Notre arrêt sera le suivant : Paya Beach. Nous accostons sur la jetée sous les gouttes de pluie. Nous rejoignons ensuite à pied notre hôtel à 500 mètres du ponton qui se trouve être le seul hôtel de la plage. En chemin, on longe quelques habitations, supérettes et snacks. Le Paya Beach Resort se compose d’une multitude de chalets en bois sur 2 étages renfermant des chambres plutôt sobres.

Dès que le temps s’est dégagé, nous avons foncé à l’eau avec nos palmes, masques et tubas. La plage est belle surtout à marée basse, par contre il faut nager plusieurs mètres pour trouver un peu de profondeur et éviter de se blesser les pieds dans les coraux. Nous avons trouvé des poissons clowns qui jouaient dans une anémone et autres poissons multicolores. Nous avons aussi eu la chance d’observer une tortue de mer, probablement une tortue verte d’une trentaine d’années.

Le lendemain, nous sommes retournés à l’eau pour explorer cette fois-ci les fonds marins autour de Rengis Island et du Marine Park. Nous nous sommes retrouvés au milieu des bancs de poissons, entourés de dizaines d’espèces de poissons tropicaux dont une que l’on appelait « poisson perroquet » à cause de ses écailles de toutes les couleurs. Dommage que ces spots de plongée soient pris d’assaut par les bateaux d’excursions car comme toujours, nous ne sommes jamais seuls ! Ici tout le monde se baigne sans quitter son gilet de sauvetage et au cas où vous l’auriez essayé, explorer les fonds avec un gilet, c’est impossible ! Nous étions donc les deux seuls sans gilet à nager sous l’eau comme des poissons.

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Le dernier jour, le réveil fût dur à cause de la pluie qui est tombée durant la nuit et aussi à cause de nos voisins indiens bruyants. Surprise en sortant de la chambre, je ne vois pas mes claquettes que j’avais laissées la veille sur le seuil de la porte. Quelques minutes plus tard dans la salle de restaurant, je retrouve ma chère voisine indienne avec mes tongs dans les pieds. Je lui dis qu’elles m’appartiennent et elle me fait ce dodelinement de la tête (voir dans la rubrique mot du jour). Grrrr ! En plus, elle n’était pas pressée de me les rendre cette chipie !

Malheureusement, la dernière journée s’est déroulée sous la pluie. Nous n’avons pu retournés à l’eau pour dire au revoir à notre copine Lulu la tortue. Snif.

lundi 9 septembre 2013

Yogyakarta

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A 2h de vol de Singapour, la ville de Yogyakarta est située dans le centre de l’île de Java en Indonésie, coincée entre le l’océan Indien et le redoutable volcan Merapi le plus actif et le plus dangereux des volcans d’Indonésie. A quelques kilomètres de là, deux immenses temples l’un bouddhiste, l’autre hindou construits entre le VIIIe et le Xe siècle inscrits au Patrimoines de l’Humanité.

Mauvaise surprise et quelques minutes de galère à l’immigration. Le visa vendu pour une simple entrée est de 25$US pour 30 jours et non de 10$US pour 7 jours (tarif que nous avions payé à Batam et Bintan pour y passer un weekend). Une fois arrivée à l’hôtel, nous oublions rapidement ce désagrément. Notre hôtel, Delta Homestay, est petit mais coquet avec ses murs en bambou qui lui donne un air champêtre (175.000 IDR soit 12 € la nuit chambre avec salle de bain privée et ventilateur) situé derrière la rue Jalan Prawirotaman un quartier touristique très calme avec ses hôtels, ses cafés et restaurants sans le trafic javanais assourdissant.

Notre journée de samedi est dédiée à la visite des deux temples Borobudur et Prambanan encadrée par un guide local Irwan de l’agence Java Indah Tour et de Farid le chauffeur. Départ à 5h du matin pour assister au lever du soleil au temple bouddhiste de Borobudur situé à 42 kms au nord-ouest de la ville perché sur une colline. Ce chef-d’œuvre fut englouti sous la végétation et les cendres volcaniques. Huit siècles plus tard, le temple fut démonté pierre par pierre, puis remontées une à une après les avoir traitées. Ce gigantesque édifice est en réalité un seul et immense stûpa formé de cloches renfermant chacune une statue de Bouddha en position assise. Splendide vue sur les collines et sur le volcan Merapi et très belles couleurs au petit matin des rayons du soleil qui reflètent les pierres volcaniques noires.

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A quelques centaines de mètres de là, nous marquons un arrêt à Candi Pawon et Candi Mendut. Deux petits temples qui servent de lieu de méditation durant la grande cérémonie annuelle des bouddhistes indonésiens avant de terminer la procession au temple de Borobudur.

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A environ 1h30 de route de Borobudur, le temple hindou de Prambanan se situe à 17 kms au nord-est de Yogyakarta après l’aéroport. La plaine de Prambanan rassemble le plus grand nombre de temples hindous de Java (au moins 240).La plupart ont été détruits en grande partie causé par une explosion du volcan Merapi suivi des pillages. Le séisme de 2006 a lui aussi endommagé certaines structures contrairement au site de Borobudur qui n’a connu quasiment aucun dégât. Reste les 8 temples principaux accessibles à la visite dont 3 majeurs consacrés à Shiva, Brahma et Vishnu. Un site tout aussi grandiose que le premier.

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De retour vers 16h à l’hôtel, nous profitons de la piscine et du goûter offert par l’hôtel avant de profiter de la vie nocturne. A l’arrière du palais du sultan appelé le Kraton, une foule d’indonésiens se réunissent sur la place pour manger, boire un verre assis sur des tapis au milieu de l’herbe ou encore pour louer un vélo à 4 roues (type Rosalie) décoré de guirlandes lumineuses et tournant autour de cette place carrée. Nous dînons sur la terrasse du restaurant Kmeal’s tout près de notre hôtel où est servie une très bonne cuisine indonésienne et française à petits prix.

Dimanche matin, il nous reste que la matinée avant de reprendre l’avion. Nous visitons uniquement le château d’eau, Taman Sari, un ensemble de pavillons aux murs blancs et de bains situés à l’ouest du palais qui était un lieu tenu secret de rencontre pour les jeux amoureux du sultan. Tout autour, des petites ruelles et des fabriques de batik (motifs indonésiens imprimés sur du tissu).

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Nous terminons par le marché aux oiseaux très populaire auprès des autochtones. Des centaines de cages en bambou sont suspendues et abritent par dizaines toutes sortes d’oiseaux (perroquets, perruches, tourterelles, pigeons, coqs, etc.) et même des chauves-souris, des écureuils, des salamandres et des serpents. Malheureusement des espèces protégées aussi.

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Dernière mauvaise surprise à l’aéroport de Yogyakarta, la Direction de l’aéroport impose à tous les voyageurs une taxe de 100.000IDR (soit environ 7€) avant d’embarquer prétextant une soit disant taxe d’aéroport supplémentaire.

Yogyakarta est un point de passage obligé en Indonésie vue la beauté et la grandeur de ces deux temples (d’ailleurs le temple de Prambanan est souvent comparé aux temples d’Angkor au Cambodge), le centre ville n’est pas exceptionnel contrairement au marché aux oiseaux qui attire la curiosité. Nous avons manqué de temps pour rallonger notre séjour : observatoire central du Mont Merapi où sont recueillies toutes les données sur les activités sismiques et volcaniques de l’immense volcan (excursion proposée par l’agence Azimut Adventure Travel – visite possible en français), l’ascension d’un volcan Bromo ou Merapi, etc…

jeudi 8 août 2013

Phuket

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Phuket est une province du sud de la Thaïlande avec comme capitale Phuket Town. Cette région de Thaïlande a également été touchée par le tsunami du 26 décembre 2004. Phuket est connue pour ses plages paradisiaques, ses îles, ses soirées, son tourisme sexuel.

Vol direct de 2h avec Tiger Airways depuis Singapour. Voyage du 4 au 7 août 2013.

J’amène mon amie d’enfance Anne, en vacances à Singapour, passer quelques jours à Phuket. Dès notre arrivée, je réalise que les prix sont multipliés par 3 comparé aux tarifs pratiqués au nord de la Thaïlande. Trajet aéroport/hôtel : 200 baths (4,70€) à Chiang Mai contre 600 baths (14€) à Phuket. Ces 3 jours vont nous coûter plus chers que prévu surtout en transport car ni l’une ni l’autre ne savons conduire de scooter. Les bus publics Songtaew relient Phuket Town aux plages mais ne vont pas de plages en plages. Reste comme unique solution les taxis et tuk-tuk.

Lors de la réservation de l’hébergement sur internet, il y avait un nombre indéfini d’hôtels sur la côte ouest. Je voulais éviter Patong Beach la station balnéaire et trouver un peu plus de tranquillité vers le nord. Nous avons opté pour Surin Beach et le Manathai hôtel. Superbe hôtel, décor cosy, petit-déjeuner très varié et délicieux, personnel très agréable et arrangeant. La plage de Surin est plus petite que ses voisines mais forte agréable. En haute saison, on dit que c’est l’une des plus belles et des plus agréables de Phuket. Malheureusement, les pluies de juillet et août rendent la mer très agitée et dangereuse. Impossible de voir les poissons dans cette eau brassée par le sable. Par contre, les amateurs de surfs peuvent se réjouir. Ambiance huppée dans les bars/paillotes en front de mer, quelques restaurants de cuisine locale et même des pizzerias dont une tenue par un italien installé depuis plusieurs années, ainsi que des boutiques de tailleurs ouverts tard le soir. La plage de Surin est plutôt adaptée à une clientèle familiale et aux couples à la recherche de tranquillité.

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Pour cette première journée, nous décidons de partir à Phuket Town et de trouver le bus public qui nous y emmènerait. Quelle chance ! Sur la route principale, nous croisons un bus, le bus dit « courant d’air » à 40 baths le trajet (1€). Il faut compter 1h de trajet mais c’est assez typique de se retrouver au milieu des étudiants thaïs et des moines. Nous n’avons pas trouvé grand chose à voir à Phuket Town, hormis le temple Thep Kajornjit Uthit Samakeetham suivi du point de vue culminant sur la ville. Nous avons fait la rencontre d’un couple de jeune retraité Australien de Perth qui attendait leur amie en pleine séance de botox. Sinon, beaucoup d’arnaques des conducteurs de tuk-tuk qui proposent de faire le tour de la ville et obligent un passage dans certaines boutiques. A force d’être accosté, nous avons tout fait à pied !

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Pour la deuxième journée, la météo annonçait du beau temps, nous avons réservé via l’hôtel une excursion dans la baie de Phang Nga pour voir les grottes et falaises. Sur la route entre la ville de Kalai et la ville de Krasom, on a aperçu un magnifique temple aux grandes statues. Dommage, qu’on ne puisse pas arrêter le minibus. Au programme : Visite du temple Suwankuha abritant un long bouddha couché, balade en longtail boat bateau à longue queue dans le parc national, déjeuné sur l’île de Koh Panyee un village de pêcheurs musulmans, suivi d’une balade en canoë autour de l’île de Koh Tulu, et pour finir un arrêt sur l’île de Koh Tapu rebaptisée James Bond Island où une scène du film L’homme au pistolet d’or a été tournée avec l’acteur Roger Moore. Comme dans la plupart des tours organisés, la journée a été menée au pas de course, et comme dans la plupart des lieux touristiques, nous ne sommes jamais seuls !

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Nous passons la soirée dans l’effervescence de Patong Beach après avoir avalé un plat de Pad Thaï à base de nouille de riz dans le Food Court du centre commercial. La pluie commence à tomber sur Phuket, mais elle n’empêchera pas le quartier de Soi Bangla de se réveiller. Les Ladyboys prennent la pause photo avec les touristes, des racoleurs proposent aux passants de rentrer dans les gogos-bars pour consommer et voir les shows des danseuses en bikini notamment au Tiger Entertainment un immense bar sur plusieurs étages très populaire où des dizaines de filles dansent sur leur pool dance. Rien de bien choquant si on ne cherche pas plus loin, hormis l’âge de certaines filles qui n’ont certainement pas encore atteint la majorité.

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Pour notre dernière journée, le temps n’était pas au rendez-vous. Nous sommes retournés à Patong Beach où la ville change d’image quand le jour se lève. Des trompes d’eau tombent pendant des heures, les rues sont gorgées d’eau qui n’arrive pas à s’évacuer. Résultat, tout le monde à de l’eau jusqu’aux chevilles. Nous nous réfugions dans le centre commercial pour faire nos achats de souvenirs.

Pas de chance côté météo ! Beaucoup de pluies encore au mois d’août et la mer est d’autant plus agitée ce qui rend la baignade dangereuse. Finalement à cause de ce mauvais temps, nous aurions surement préféré la station touristique de Patong Beach pour profiter des commerces, des marchés, des matchs de boxe Thaï et des restaurants et bars à petits prix.

lundi 29 juillet 2013

Bintan

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Ile indonésienne de l’archipel de Riau située à l’est de l’île de Batam dans le détroit de Singapour. Bintan, île plus tranquille et plus préservée que l’île de Batam et accessible par ferry depuis le port de Tanah Merah à Singapour (2h de trajet). Un aéroport est actuellement en construction pour accueillir un tourisme de masse. Alors mieux vaut en profitez tant qu’il est encore temps !

Second weekend sur une île indonésienne en compagnie d’un couple d’amis belge. Nous avions réservé une formule via une agence de voyage « Lokopoko » comprenant l’hébergement avec petit déjeuner, une activité nautique, une visite du centre ville de Tanjung Pinang suivi d’un déjeuner et d’une dégustation de soupe.

Le port de Tanah Merah est beaucoup plus petit, moins bondé et bien plus calme que celui d’Harbourfront. Celui de Tanjung Pinang à Bintan est en travaux mais permet quand même d’accueillir les passagers au milieu de la poussière et des ouvriers. Une fois l’immigration passée (10$US visa de 7 jours), nous montons dans le bus avec un guide et une dizaine de personnes pour rejoindre le centre ville. Le trafic est dense, les rues sont sales et bruyantes, les voitures sont garées en double file gênant la circulation. Il fait chaud et le mélange de mauvaises odeurs (pollution, égouts, nourriture) sur fond sonore des klaxons nous montre bien que nous sommes dans une ville indonésienne. Les guides (livres) ne se trompent pas, les villes indonésiennes peuvent nous paraître difficiles à apprivoiser aux premiers abords. Par ailleurs, nous avons aimé nous balader dans les minuscules ruelles qui s’entrecroisent (comme un souk) aux multiples couleurs des voiles que les femmes et les petites filles vont chiner. Nous nous arrêtons ensuite dans un restaurant pour manger un des plats typiques indonésiens : Ayam Chicken Penyet (poulet frit accompagné d’une sauce piquante et de riz), suivi du dessert : Bird Nest Soup (la soupe de nid d’hirondelles). Cette soupe d’origine chinoise vendue très chère (de 30$ à 100$US pour un bol) est connue pour ses vertus aphrodisiaques et bénéfiques pour la peau. Les hirondelles utilisent leur salive pour construire ce nid qui est ensuite récolter par l’homme (non pas sans conséquence pour la survie de ces oiseaux). Personnellement, le goût fait penser à des copeaux de bois, pour ne pas dire de la litière de rongeur. Un seul de nous 4 a pu terminer son bol. Après le déjeuner, nous marquons un court arrêt dans un temple chinois récemment construit situé au bout d’une culture de fruits du dragon.

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Le bus nous conduit au nord-est de l’île pour nous déposer à notre hôtel, le Cabana Beach Resort. Superbe hôtel au calme dans un petit coin de paradis en bord de mer face à des petites îles et aux cabanes de pêcheurs. Certains chanceux ont leur chambre sur pilotis. La nôtre est opposée à la mer, de l’autre côté de la route près de la piscine. La plage n’a quasiment pas de fond (encore moins à marrée basse) mais l’eau est transparente, assez pour observer les petits poissons et les crabes sans mettre la tête sous l’eau. Pour la soirée, nous avons réservé une table pour 4 au bord de l’eau sous les cocotiers pour un barbecue au clair de lune. Un petit paradis et sans les moustiques !

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Nous avions décidé de nous lever pour assister au lever du soleil, marcher le long de la plage jusqu’aux cabanes de pêcheurs situées dans le prolongement de notre hôtel et faire quelques clichés. On aperçoit une petite barque à l’horizon, un homme rentre de la pêche en ramant debout sur son embarcation. Le buffet du petit déjeuner est copieux, il y en a pour tous les goûts. On a testé des beignets de patates douces saupoudrés de gruyère râpé et arrosés de chocolat ou de miel. Un régal ! Nous avions choisi de faire du canoë pour notre activité nautique. Nous partons alors pour une ballade matinale d’une heure près des mangroves et des cabanes de pêcheurs, et déjà le soleil tape dur ! Nous profitons une dernière fois des spécialités du restaurant avant de rentrer à Singapour.

Levé de Soleil sur Bintan

Nous n’hésiterons pas à retourner à Bintan le temps d’un weekend pour s’échapper de Singapour et profitez de la tranquillité de cette plage. Nous choisirons très probablement le même hôtel avec cette fois-ci une chambre face à la mer ou sur pilotis…

lundi 22 juillet 2013

Kuala Lumpur

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Capitale de la Malaisie située dans l’état du Sélangor à l’Est de la péninsule Malaisienne. A moins d’ 1h de vol de Singapour (380 km, soit 6h de car). Départ de Singapour le vendredi 19 juillet de Changi Airport avec la compagnie Tiger Airways, atterrissage à l’aéroport de Kuala Lumpur LCCT (Low Cost Carrier Terminal) à 75 kms au sud de la capitale.

Ce weekend là, nous rejoignons un ami toulousain actuellement en vacances en Malaisie chez sa belle famille. Nous sommes chaleureusement accueillis et logés dans une superbe villa avec piscine dans une résidence privée en périphérie de Kuala Lumpur. Le cousin Foong Huei nous emmène passer la soirée au cœur de la capitale. Tout d’abord au No Black Tie un bar/cabaret jazz plutôt chic puis nous continuons la soirée dans la rue Lorong Ceylon, une rue plutôt animée à l’ambiance festive où chacun trouve le bar qui lui convienne. Sur le chemin du retour, nous faisons un rapide détour au pied des Tours Pétronas pour prendre quelques photos de ces deux gigantesques épis de maïs illuminés. Au loin, on aperçoit la Tour KL (tour de la télévision) elle aussi illuminée sur la colline de Bukit Nanas.

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Le lendemain matin, nous partons pour la visite de l’ancien palais du sultan Istana Negara converti aujourd’hui en musée royal qui était deux ans auparavant la résidence officielle du sultan. Architecture d’intérieur jaune (couleur de la royauté), mobiliers traditionnels et personnel du musée en costume local. A la mi-journée et sous un soleil de plomb, nous partons au monument national faire une promenade autour des bassins du mémorial. Ces deux sites ne sont pas des incontournables sachant en plus qu’ils sont assez excentrés du centre-ville.

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Au programme de l’après-midi, KLCC (Kuala Lumpur City Centre) pour admirer entre autre les deux tours jumelles (aïe ! ça fait mal au cou). Après avoir traversé des centres commerciaux, nous prenons par le parc KL City Park en écoutant l’appel à la prière de la mosquée Masjid As-Syakirin située à l’extrémité du parc. Nous ne sommes pas montés dans les Tours Petronas et nous n’avons pas hésité longtemps. Pour info, les tours comprennent 88 étages chacune mais le public n’a accès qu’à la passerelle située au 41ème étage qui relie les deux tours. Dommage sachant que c’est la 5ème tour la plus haute du monde avec 451 mètres derrière Burj à Dubai 828m, Taipeh 101 à Taiwan 509m, Shanghai World Center à Shanghai 492m, International Commerce Center à Hong Kong 484m. L’accès à la passerelle coûte 80RYM soit 18€ en sachant que le point culminant sur la ville est détenu par la Tour KL qui offre une vue jusqu’aux grottes Batu à 15 kms (entrée moins chère). Consolation oblige chez le glacier hongkongais Tong Pak Fu pour déguster une avalanche de glace pilée parsemée de gélatines et de sirops de fruits. Ressemblance avec la Ice Kachang mais en meilleur.

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Dimanche matin, Foong Huei nous emmène dans un restaurant chinois où est servi le brunch typique de Hong Kong (ravioles, riz gluant, pâtisseries fluorescentes, crevettes frites, thé). Après 9h, le restaurant est bondé d’adeptes chinois. C’était bien la première fois que je mangeais chinois au petit déjeuner et le riz ça cale au petit déjeuner ! Une fois le ventre plein, nous partons au nord de la ville visiter les grottes Batu, le plus grand sanctuaire hindou hors de l’Inde. Après avoir grimpé les 272 marches encore ombragées le matin et évité les macaques plutôt voleurs, on assiste à des baptêmes hindous dans les temples nichés au fond des grottes. Les enfants sont facilement reconnaissables, ils ont le crâne rasé et enduit de crème jaunâtre. En redescendant, nous nous arrêtons à mi-parcours pour faire la visite guidée des grottes sombres, Dark Caves. Endroit mystique grouillant d’insectes (cafards, larves, araignées vivant uniquement dans cette grotte) et à la fois très intéressant pour voir d’énormes stalactites malgré la forte odeur d’humidité et le bruit des chauves-souris.

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A mi-chemin entre l’aéroport et la capitale, nous nous arrêtons à Putrajaya la Silicon Valley Malaisienne, une toute nouvelle ville administrative bordée d’un immense lac artificiel. Le weekend, c’est une ville fantôme et il n’y a pas grand-chose d’intéressant. Heureusement que la mosquée Masjid Putra de couleur rose attire un peu d’intérêt (visite gratuite). De beaux bâtiments administratifs que l’on peut voir de l’extérieur, notamment le palais en marbre abritant les bureaux du premier ministre.

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Nous espérons trouver le temps de retourner à Kuala Lumpur le temps d’un weekend et pendant des festivités. Découvrir d’autres quartiers et davantage le centre-ville.

lundi 15 juillet 2013

Batam

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Ile indonésienne de l’archipel de Riau située à l’est de Sumatra dans le détroit de Singapour. Environ 3000 îles constituent cet archipel. Batam, ancienne île de pêcheur devenue industrialisée, de grosses installations portuaires notamment dû à d’importants gisements de pétrole dans le secteur. L'île est devenue un point stratégique entre Singapour, la Malaisie et l’Indonésie. Les Indonésiens veulent faire de cette île "la rivale" de Singapour, mais ils en sont très très loin...

Première escapade indonésienne à quelques minutes en ferry de Singapour (45 minutes de trajet) où nous avions trouvé une offre plutôt alléchante à 98$SG/personne (hôtel, petit déjeuner, ferry, séance de massage) soit 115 € le weekend pour 2 personnes. L’hôtel était vide, nous n’étions que 2 couples en ce weekend du 14 juillet plus une vingtaine d’employés de l'hôtel. Cet endroit transformé en complexe hôtelier devait être un ancien bâtiment du gouvernement ou appartenir à un riche propriétaire. L’allée qui conduisait à la réception de l’hôtel avait gardé tout son charme : mobilier indonésien accordé aux statues et fontaines d’époque. Cet hôtel désert niché au milieu de nulle part donnait l’impression d’être sur le point de faire faillite. A l'époque, ils ont dû voir les choses en grand. Les chambres ne datent pas d'hier, elles manquent un peu de rafraichissement.

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Un employé de l’hôtel nous propose d’être notre chauffeur après sa journée de travail. Il nous dépose dans un petit parc animalier où l’odeur était nauséabonde, très probablement à cause du manque d’entretien des cages où sont enfermés les animaux (macaques, gibbons, ours malais, crocodiles, serpents et même des chats). Jamal nous conduit ensuite au grand Bouddha qui fait face à la mer. En réalité, il se situe dans l’enceinte d’un complexe hôtelier. Nous nous contentons de prendre quelques photos depuis un point de vue à l’extérieur de l’hôtel. Nous passons la fin de l’après-midi sur une plage connue uniquement des locaux. Par temps dégagé, nous aurions dû apercevoir au loin la ville de Singapour. Les habitants curieux nous prennent en photo avec leurs téléphones portables et nous interrogent pour savoir comment nous avons atterri sur cette plage.

Nous demandons à Jamal de nous déposer dans un endroit sympa où passer la soirée pour dîner. Il nous dépose à Waterfront, une minuscule "croisette" au bord de l’eau où sont alignés les restaurants de fruits de mer et quelques bars. Nous dînons au Queens entourés d’hommes, pour la plupart Européens ou Australiens, venus en mission pour travailler sur les bateaux. Vers 21h, les bars/restaurants changent de facette pour laisser place à la prostitution. Jamal nous ramène à l’hôtel après avoir mangé son premier repas de la journée (période de Ramadan). Mauvaise surprise, il nous demande une somme plus élevée de celle que nous avions convenu au départ.

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Le lendemain, encore un peu contrariés de la veille au soir, nous décidons d’aller à Nagoya la plus grande ville de l’île. Nous n’y restons qu’une heure après avoir vu un temple chinois et liquidé nos dernières roupies indonésiennes. La ville ne vaut pas le déplacement. Nous avançons l’heure de notre retour à Singapour et décidons d’aller attendre le ferry. Nous nous installons sur une terrasse de l’embarcadère à contempler la mer et le port industriel.

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En résumé, Batam n’offre pas beaucoup d’intérêt voir quasiment aucun et n’est pas si bon marché puisque grâce à sa situation géographie, l’île profite des dollars des Singapouriens venus passer le weekend sur cette île.

lundi 1 juillet 2013

Malacca

Chineese Temple
Ville au sud-est de la péninsule Malaisienne à 3h30 de car depuis Singapour (environ 250 kms) classée au Patrimoine mondial de l’Unesco. Patrimoine culturel grâce à sa culture Peranakan ou également appelée Baba Nyonya, un mélange des cultures chinoises et malaises.

Le 29 juin 2013 (weekend de la Saint Pierre). Nous avons débuté par 2 arrêts aux douanes ; l’un aux douanes Singapouriennes pour contrôler notre sortie, l’autre aux douanes Malaisiennes. Un pont sépare les 2 pays, et l’état intérieur des bâtiments douaniers est déjà très différent l’un de l’autre, ce qui nous donne un premier aperçu entre les 2 pays qui sont pourtant si proches. Une longue autoroute relie Johor Bahru (ville mitoyenne de Singapour) à Malacca et pour seul paysage des milliers d’hectares de palmiers. Des champs à perte de vue, et de temps à autre, des usines agricoles pour la récolte de l’huile de palme. Cette huile est produite à 85% par la Malaisie et l’Indonésie. Ces 2 pays détiennent le quasi-monopole. Impressionnant mais surtout très inquiétant pour l’environnement !

Une fois arrivée à la gare routière (Sentral Melaka), nous négocions un taxi pour 20 RM (5 €) afin de nous rendre à l’hôtel (toujours annoncer son prix avant de monter dans le taxi). Nous montons dans une vieille voiture où l’on peut sentir les ressorts de la banquette arrière. Evidemment, la ceinture de sécurité n’est pas de rigueur et de toute façon il n’y en a plus ! Première étape, un passage rapide à l’office du tourisme pour récupérer un plan de la ville. Obligation de retirer ses chaussures avant d’entrer à l’intérieur. Curieux, je ne m’y attendais pas dans cet endroit. On se rend compte que le centre touristique est minuscule : 2 jours, ça va être long…

Samedi après-midi, direction le quartier colonial et ses dernières traces des héritages portugais et hollandais. A pied depuis notre hôtel (la ville se visite très facilement à pied) jusqu’à la Porta de Santiago, nous rejoignons cette porte en ruine qui se trouve au pied de la colline (Bukit en malais) Saint-Paul. Tout autour de cette colline circule les Trishaws cyclo-pousse-pousses malais décorés de guirlandes, de fleurs et diffusant de la musique (le Gangnam style de PSY en boucle).

Nous rejoignons la place principale, appelée la Place Rouge, où se trouve notamment la petite fontaine de Queen Victoria, l’église rouge Christ Church où l’intérieur n’en vaut pas forcément le détour, puis nous revenons sur nos pas pour monter sur la colline afin d’atteindre les ruines de l’église Saint-Paul. Malheureusement, la vue panoramique sur la ville et le détroit de Malacca est encore voilée par le haze (pollution créée par les fumées d'incendies volontaires à Sumatra en Indonésie).

Au pied de la colline se trouve la réplique de la demeure d’un sultan, Malacca Sultanate Palace, qui abrite maintenant un musée culturel où l’on découvre les habits traditionnels malais. Un peu plus loin, se trouve le mémorial de la proclamation de l’indépendance. Nous nous attardons dans l’exposition sur l’histoire de l’indépendance (pour info: indépendance de la Malaisie en 1956, indépendance de Singapour en 1965).

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Pour la soirée, nous décidons de nous rendre dans le quartier portugais, Portuguese Settlement, un village de pêcheurs. A l’occasion de la Saint-Pierre, une scène de concert est installée ainsi que des stands de nourritures, de babioles, de pétards et de lanternes chinoises volantes. On s’installe sur la terrasse d’un des restaurants en front de mer pour déguster du poisson et des fruits de mer à base de sauce épicée. Juste à côté du restaurant se tient une baraque où un couple prépare des smoothies à la mangue verte. C’est très différent du goût de la mangue jaune si parfumée et sucrée mais ça vaut la peine d’y gouter.

Dimanche, petite grasse matinée sachant qu’il nous reste à visiter le quartier de Chinatown avant de reprendre le car à 19h30. Pour ma part, c’est le quartier le plus intéressant de Malacca. Nous flânons dans les ruelles à la recherche des temples chinois, indiens et de la mosquée Kampong Kling. Malheureusement, une grande partie de ces sites étaient en travaux et fermés pendant les rénovations. Nous tombons par hasard sur un petit temple chinois peu fréquenté par les touristes dans le prolongement de la rue Jalan Tokong. Quelques fidèles déposent des offrandes, allument des encens et prient. En remontons la rue, nous nous arrêtons dans une des brocantes qui renferment des antiquités coloniales et chinoises. Magnifiques objets en bois à prix élevé tout de même mais il faut s’y arrêter rien que pour le plaisir des yeux et discuter avec les chaleureux antiquaires. Nous poursuivons jusqu’au plus vieux temple chinois de Malaisie, Cheng Hoon Teng, aux superbes décorations intérieures et extérieures.

Chineese Temple

Pause déjeuner au restaurant Jonker 88 pour goûter à la cuisine locale Baba Nyonya. On s’est armé de patiente pour passer commande à l’extérieur (longue file d’attente sur la route car l’endroit est réputé et aussi bondé) et enfin trouver une table pour s’assoir dans cette vieille maison. Très bons plats cela dit et assez épicés. Nous fuyons la foule pour une digestion au calme au Sekaya Garden, café jardin du magnifique hôtel Puri au style Peranakan loin du bruit, cour intérieure ombragée, bassin de carpes japonaises, petit musée, et quelques touristes caucasiens. L’adresse est connue et je crois que je ne manquerai pas de réserver cet hôtel la prochaine fois (s’y prendre longtemps à l’avance).

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Nous continuons dans la même rue pour visiter le musée privé, Baba Nyonya Heritage, installé dans une ancienne demeure d’un riche exploitant de caoutchouc. Mobilier et architecture au style Peranakan. Visite guidée en anglais et document explicatif dans plusieurs langues.

Le cœur de Malacca est intéressant à visiter pour découvrir la culture Peranakan, goûter à la cuisine locale, dénicher de très beaux objets en bois chez les antiquaires, se balader, prendre un verre sur les rives le long de la rivière tout en regardant les varans qui nagent à l’afflue de nourriture mais, pas plus de 2 jours grand maximum !